dimanche, octobre 29, 2006

Une note pour faire remonter mes stats!

Car, oui, jour après jour, depuis que je ne publie plus, mes stats de gens baissent. Alors bon, hein, faut bien se dorer l'ego un peu et faire remonter tout ça.
Comme j'ai pas envie de farfouiller dans mes papiers pour trouver un truc correct à balancer, je vais vous remplir un de ces tests qui fleurissent en nos blogs...

1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4ème ligne :

Ils ressemblent tous à des chiens.

2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?

J'ai regardé l'heure y'a 5 minutes, voyons s'il y a eu un complexe spatio temporel : il serait 12h20

3) Vérifiez :

Il est 12h28... Aaaah, je viens de passer par un trou noir.

4) Que portez-vous ?

Euh... Un débardeur et une jupe enfilée à la va vite au sortir du lit.

5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous ?

La noirceur tachée de bulles de beurre fondu de mon café.

6) Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur ?

Des bruits lointains de voiture, en gros, le "silence" citadin.

7) Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait ?

Je suis allée travailler. D'ailleurs, faut pas le dire, mais je devrais y être. Mais non, j'ai très maaal à la tête. (Il paraît en tout cas)

8) Avez-vous rêvé cette nuit ?

Bien sûr, mais je ne m'en souviens pas.

9) Quand avez-vous ri la dernière fois ?

Il y a quelques heures au téléphone.

10) Qu'y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?

Une grande tenture, un poster de Led Zep (que dis-je LE poster de Led Zep), un panda que m'a dessinée une amie très douée parce que je suis censée avoir la même tête qu'eux, un faux polaroïd de Zach Braff quand il essaie la chemise des chutes du tissus de la salle de bain dans ladite salle de bains dans ce film époustouflant qu'est Garden State, un papier donné par Pico qui dit "Nous n'aurons que ce que nous saurons (ap)prendre", un extrait du cours de poésie que je suivais l'année dernière à la fac, un poster de la fée Clochette du Peter Pan de Loisel, un poster de Ceux Qui Marchent Debout, et un poster taille affiche de cinéma d'Arizona Dream.

11) Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

Tout le matériel possible et inimaginable pour avoir les moyens de faire des films avec des vrais moyens et pour plus que de sales cons viennent nous dire que nos films ne sont pas assez standing du point de vue technique. Je rachèterais aussi tous les droits des Beatles à Mickael Jackson.

12) Quel est le dernier film que vous ayez vu ?

Célibataires avec Guillaume Depardieu. C'était vraiment naze.

13) Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?

Je cherche mais si c'étais le cas, j'aurais déjà trouvé en fait.

14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?

On va pas cracher dans la soupe...

15) Dites-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore :

Je m'appelle Emilienne. C'est joli et original hein?

16) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?

Simone

17) Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ?

Jean-Paul

18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l'étranger ?

Oui oui oui. Je le veux.

19) Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du paradis ?

"Je n'existe pas" parce que Dieu a de l'humour, c'est obligé.

20) Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?

Là, dans l'instant, je ferais des petites modifications géographiques au niveau de la France qui m'arrangeraient très fortement.

21) Aimez-vous danser ?

J'adore ça. Mais, ça fait longtemps que je l'ai pas fait. A moins que se ballader dans la rue avec un lecteur MP3 en swingant comme si j'étais dans un clip, ça compte?

22) Georges Bush ?

Allan Rickman? (cherchez pas...)

23) Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

Les infos de la 2, j'ai bien rigolé en regardant un reportage sur la professionnalisation du milieu universitaire. A la Rochelle, ils font produire de la bière à des étudiants en chimie. Je voudrais bien voir ce même genre de reportage pour les sciences humaines. Pauvres cons de médias.

24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?

Bwaf, je m'en fous. Les autres n'ont peut être pas un ego surdimensionné comme le mien qui les poussent à publier un test parce qu'ils n'ont pas d'idées. Ou peut-être qu'ils ont des idées, eux.

lundi, octobre 23, 2006

Aphonie

Ca tourne et ça tourne encore. Si je pouvais mettre ça en mots, je vous jure, je le ferais. Mais, je peux pas. Je cherche de l'air. Pas parce que j'en ai pas assez, mais parce que j'en ai trop. Oui. Je sais. C'est pas logique.
Alors, je cherche dans mes bouquins, dans ma musique, quelque chose qui pourrait évoquer un centième de ce qu'il se passe en moi, de ce que je ressens.
En musique, j'ai trouvé un écho.
En poésie, j'ai trouvé un apaisement fébrile (oui, je sais, c'est pas logique encore, mais, c'est comme ça, j'y peux rien moi).

Le temps s'échappe à tire-d'aile? Sois sans peur.
Et l'heureux sort n'est pas éternel?
Sois sans peur.
Profite de l'instant que te vaut la Fortune.
Sans regret, sans regard vers le ciel, sois sans peur.

Aujourd'hui sur demain tu ne peux avoir prise.
Penser au lendemain, c'est être d'humeur grise.
Ne perds pas cet instant, si ton coeur n'est pas noir
car nul ne sait comment nos demains se déguisent.

Et puis, tout se mélange...

Bois, c'est là l'éternité,
La récolte de la jeunesse.
A la saison des roses, du vin, des amis ivres...
Savoure un instant de bonheur ; la vie n'est rien d'autre. (1)

Mon coeur, ne te souviens point de ce triste monde.
Tu n'es pas futile, ne t'afflige pas en vain.
Ce qui fut est passé, ce qui n'a pas été n'apparaît point encore,
Prends ton plaisir sans t'affliger de l'un ou de l'autre.

(Les deux poèmes sont de lui -->) Omar Khayyâm.

Tout ça pour dire que je vais aller noyer mon ivresse... dans l'ivresse.

samedi, octobre 21, 2006

Toxine

Il y avait des choses difficiles, sans doute, beaucoup de choses difficiles. Je me souviens que je prenais un malin plaisir à discuter avec elle parce que cela me permettait de me sentir plus forte, plus intelligente. Pourtant, je n'ai jamais voulu vraiment la rabaisser. Je me sentais juste plus apte au bonheur parce que je ne m'obligeais pas à être torturée. Parce que pour moi, quand on dit qu'on est vulnérable, on veut se faire passer pour une petite chose sensible, à qui il manque tant d'amour, mais qui se cache derrière un masque, qui fait la fille forte et courageuse, blablabla - j'ai envie de vomir. Force est de constater, que j'ai grandi peut-être pas avec tout l'amour dont j'aurais eu besoin, mais quand même. Et que la vie ne se résume pas à une poursuite sans fin après l'amour. Parce que l'amour, c'est quoi? Quand je vois ces centaines de personne en détresse essayant de trouver des réponses là dedans, quand je les vois essayer de combler leur terrible vide intérieur par ça, moi, j'ai tendance à croire que l'amour, bé, ça existe pas. Que c'est qu'un truc qu'on a inventé pour s'occuper, pour se sentir moins seul. (Mensonges et Trahisons avec Edouard Baer, à voir) Bien sûr, je suis mal placée pour dire ça, puisque je n'ai plus été amoureuse vraiment depuis quelques mois et que ça sent un peu l'aigreur de la fille célibataire blasée. Mais quand même, je me souviens d'à quel point cette fille, elle pouvait s'imaginer des choses avec des mecs qui ne faisaient que la regarder de haut. Et qu'après, elle venait me voir en me disant bouh ouh ouh, ils ne veulent que mon cul. D'abord, il était moche ton cul, ensuite, si tu ne t'étais pas comportée comme la pire des potiches, peut-être qu'ils auraient un autre regard sur toi. Des fois, je me dis qu'on attire forcément, inéluctablement ce qu'on redoute. Elle trouvait l'homme de sa vie toutes les semaines, la plupart du temps, il avait peur d'elle, il n'était pas prêt à s'engager, vous comprenez, si complexe qu'elle était... Moi, j'avais envie de lui hurler dessus qu'elle était surtout une pauvre conne. Mais, j'étais pas très claire à l'époque. Parce que je jalousais quand même son culot, son audace, le fait que quoiqu'il arrive elle prenne des risques. Je tournais ça à mon avantage, évidemment, un peu de rhétorique et plié c'est emballé, j'étais une fille sage, une fille romantique, qui attendait le prince charmant dans sa tour d'ivoire d'HLM. Ca l'a jamais empéchée de me faire des scènes incroyables, de se mettre à pleurer, de se mettre à me parler une énième fois de son enfance incroyablement malheureuse, du rejet, de l'abandon, de tout ce qui la minait de l'intérieur, de ce masque qu'elle portait, et que les gens voyaient pas comment elle était fragile, sauf X (dernier type en date) mais que tu comprends, il sort d'une relation/ il est drogué / il habite chez sa mère / il est reporter, il part au Brésil dans deux jours, et moi, qui lui répétait inlassablement, que je ne croyais pas à cette histoire de masque, qu'elle n'était pas par essence une petite fille souffreteuse mais qu'elle était tous ces aspects à la fois : la fille rigolotte, la fille dure, déterminée, pleine d'espoir aussi. Que ça faisait aussi partie d'elle, cette force, que celle-ci n'était pas superficielle. Et que l'amour de sa vie, elle finirait bien par le trouver. Un jour, elle m'a dit la pire des conneries que j'ai jamais entendu de ma vie : elle m'a dit que ma souffrance, que ma fragilité étaient belles, parce qu'elles n'avaient pour raison d'être que le fait que je sois en vie. Que c'était le mal de l'existence qui me rongeait. A priori, ça a quelque chose d'absolu, j'aurais pu après ça me la jouer "poétesse tragique" au delà du pensable. Mais si, elle s'était un tant soit peu intéressée à qui j'étais réellement, elle aurait pu remarqué que j'avais été aussi sévèremment abîmée par la vie. Et puis, j'ai commencé à plonger. A exploser. Elle a pris sa revanche, elle était fière. En position de force pour une fois. A me dire les trucs que j'essayais de lui faire rentrer dans le crâne depuis des mois, voire des années. Connement, j'ai réagi avec mon orgueil. J'étais frustrée aussi, j'aurais aimé avoir juste qu'elle me prenne dans ses bras, comme l'amie que j'avais toujours espérée en elle. Mais, c'était en partie de ma faute qu'elle se mette à réagir comme ça. J'avais toujours fait en sorte de me distinguer par ma sérennité, par mon rationnalisme, la remettant à sa place un nombre de fois incalculable. Et quand j'ai sombré, j'aurais voulu qu'elle m'aime, qu'elle me comprenne, alors qu'elle et moi, nous n'avions toujours été qu'en concurrence, en rapports de force. Aujourd'hui, je ne la vois plus. Nous nous sommes disputées et nous n'avons jamais essayé de nous réconcilier. Elle a dit quelque chose qui m'a fait beaucoup rire "nous nous sommes faites trop de mal, nous ne pouvons plus être amies."
Faut être stupide, vraiment, pour dire des trucs pareils ou faire bien peu de cas des liens qui peuvent unir deux personnes...
Je me suis ainsi libérée de ce qui me pourrissait la vie, ce manque de confiance en moi qui me poussait à entretenir des relations avec des personnes qui faisaient de moi ce qu'elles voulaient sous le prétexte bienheureux de l'amitié, et que j'étais fière parce que je le savais, mais que je me faisais avoir, consciemment, pour la bonne cause. C'est sûr que c'était hâchement intelligent.
Je ne pourrais plus m'attacher à quelqu'un pour quelque chose que j'espère en lui.
L'amour que je rejette, dont je ne peux accepter l'existence, c'est l'amour que l'on poursuit comme un but.
Parce qu'il est forcément contaminé par notre vanité.

vendredi, octobre 20, 2006

Maladresses

Au début, je ne savais pas que j'étais rêveuse, déjà gamine, j'avais des épiphanies... Plus ça va et plus je me rends compte que lorsque je suis illuminée, cela fait écho à des instants particulièrement intenses de mon enfance. Moments intenses sans aucune raison, juste un état particulier... C'est une mémoire sans âge, sans espace, sans contraintes. Que ce soit quand j'avais 5 ans ou aujourd'hui presque 22, je retrouve cette incroyable sensation d'être en vie, au monde, en communion avec ce qui m'entoure. Et, je n'ai pas besoin de la nature pour ça, puisque le plus beau souvenir que j'ai se situe sur un pont au dessus d'une quelconque rocade (que je traverse à chaque fois que je dois aller travailler).
A l'école primaire, au collège, on me disait souvent que j'étais distraite, que j'étais ailleurs. Et moi, je ne comprenais pas pourquoi on me fustigeait pour ça, je ne savais pas que ce que j'avais n'appartenait pas à tout le monde... J'ai été éduquée en grande partie par les livres, les romans que ma mère lisait et que je prenais dans sa bibliothèque. Je n'ai jamais vraiment lu de livres pour ados, j'ai commencé très tôt à étrenner la littérature... Je ne peux pas expliquer clairement quel impact elle a eu sur moi, tout ce que je sais, c'est que ces derniers temps, j'ai de plus en plus de réminescences de mon passé et que cela touche en grande partie à ce qui a découlé de mes lectures. Moi qui me plaignait toujours de ne pas avoir de mémoire, de ne pas me souvenir de la personne que j'étais deux mois à peine auparavant, là, pour la première fois, j'ai le temps d'apprendre de qui je suis. D'apprendre
aussi de qui j'ai été. Les souvenirs affleurent et me prennent en tenaille. Je me rends compte d'à quel point la littérature a façonné l'être que je suis aujourd'hui.
Je suis éprise de vérité, je ne peux rien cacher. Il faut que les choses soient dites telles qu'elles sont au plus possibles, et si je ne suis pas bien comprise de la personne avec qui je parle, je rentre dans une peur panique de la décevoir, de n'être pas en phase avec elle et surtout, surtout, d'être prise en défaut. Quand j'écris, je voudrais dépeindre ce que je vois au plus vrai ou au plus juste, au moins. Peut-être que cela ne repose que sur un habile mensonge que je me suis fait et qui m'éclate aujourd'hui au visage : j'ai toujours cru que comprendre m'aiderait et récemment je me suis rendue compte que comprendre n'était pas si utile que ça... Comprendre pourquoi j'ai mal ne supprime pas la douleur, comprendre pourquoi deux êtres peuvent s'offrir la liberté et ensuite s'emprisonner dans la haine ne changent pas le terrible résultat, comprendre pourquoi je suis heureuse ne m'aide pas à le rester ni à y revenir... Alors, que me reste-t-il à faire de tout ce que j'observe, de tout ce que je ressens? Ecrire...

Je n'ai pas appris à danser. Parce qu'on ne m'a jamais expliquée que je pourrais être gracieuse. Que c'était quelque chose qui était en moi et que je pouvais libérer. Heureusement, pour moi, la Grâce a pris une autre forme.
Et par moments, je me sens encore bien trop maladroite pour esquisser des pas, appliquer des mots à ce qui semble important, parce que c'est avec eux que je donne du sens au fait que je respire. J'ai tellement, tellement peur de me décevoir...

Chanson pour déprimer. :)


lundi, octobre 16, 2006

De la Musique...

Oui, oui, une jolie playlist, là, à droite, parce que je suis une boulimique de la musique, parce que je l'aime et qu'elle me le rends bien, en plus.

Merci à Pico, sans qui cela n'aurait pas pu être possible, puisqu'il m'a fait découvrir les joies du ftp...

Sinon, ben, en attendant, jetez y une oreille, y'en a pas encore pour tous les goûts mais, ça ne saurait tarder... :)

jeudi, octobre 12, 2006

Quand Amiante devient une Groupie.

Un jour, j'ai fait des bêtises avec une Rockstar, ouais, une pas connue, mais une vraie de vraie quand même.
J'ai écrit ça le lendemain...

Les pieds sur terre, panique à bord,
Qui s'y essaie ? Eh bien, qui alors?
J'ai des yeux d'une merveille...
Oui, oui... Pailletés d'aurores
Un vrai regard, de ceux qui éveillent
Cette affolante volupté, ce trouble réconfort
L'infini qui s'ébauche, une note échappée
Fouille dans mes poches l'ardeur retrouvée
Dénude facilement nos fragiles vanités
Embrasser la nuit, éluder l'ambiguité...

mardi, octobre 10, 2006

C'est pas à cause de toi que je vais faire de l'insomnie...

"T'empèches tout le monde de dormir"

Marc Olivier Fogiel sur M6.

Mwahahahahahhahahahahahahahahahahaha

lundi, octobre 09, 2006

Rétrospective sur une Réflexion éthylique

Je me rends compte que je tomberais pas amoureuse de lui, que je ressentirais jamais des choses qui me feraient écrire ça... Mais, c'est pas grave. C'est reposant, pour le moment.

Je rêve d'endroits où le silence serait. Je rêve de moments où ma tête ne serait pas sur le point d'exploser. Je ferme les yeux et il n'y a rien, que cet immense vide, ce désespoir lancinant. L'impression tellement furtive et en même temps constamment présente que quoi que je fasse, jamais rien n'ira vraiment. Que je serais toujours à courir après quelque chose d'insaisissable, d'indéfinissable. Que je serais toujours égarée. Loin de tout, effacée, lointaine, trop là, trop habitée, jamais la mesure nécessaire, jamais ce qu'il faut pour à un moment donné se dire là j'y suis, j'ai réussi. Je veux parfois mourir devant mon impuissance à ne pas être autre chose que ce que je suis. Je voudrais crever véritablement parce que je m'imagine toujours que je n'ai pas fait ce que je devais faire, que je devrais être autre chose que ce que je suis, que cela rendrait les choses bien bien plus faciles. Et au même moment, je suis fière, incroyablement fière, parce que je détiens un secret que personne ne saura jamais comprendre. Que l'univers m'appartient. Que le regard que je lui porte lui donne ce qu'il a de plus beau et de plus glauque, que mes mots sont sa voix. Je suis le chantre. Je suis le poète. L'indicible est ce qui me nourrit, ce qui justifie mon existence. Si ce sont mes paroles que tu bois, alors tu n'es pas à la source, tu ferais mieux de m'arracher les yeux. Si c'est à ma grandiloquence que tu t'arrêtes, alors tu refuses de reconnaître que l'invisible se manifeste aussi pour moi. Que mon langage ait peine à acquérir cette justesse, cette clarté simple, cette vérité incisive, je peux l'admettre. Que ce sentiment qui me prend à la gorge ne puisse se traduire auprès de toi malgré tout, je ne peux l'accepter. Je sais que ce sont ces mots-là qui te manquent... Et je ne sais si tu l'ignores ou pas, mais ce sont ces mots, qui malgré leur imperfection, leur grossièreté, me sont les plus précieux.

samedi, octobre 07, 2006

mercredi, octobre 04, 2006

Café-Clope

Que du vieux, du vieux, du vieux...
Je suis incapable d'écrire pour le moment mais, ça reviendra... M'enfin. Bientôt, Toshop sur Jean-Paul (oui, mon Pc est la réincarnation de Sartre), si j'arrive enfin à l'installer... Et si je me révèle assez douée, une jolie bannière customisée pour bientôt :)

Quelle journée! Quelle lumière! Et tous ces inconnus qui la poursuivent du regard... Il n'y a pas que le soleil qui la réchauffe. Il y a ce morceau de printemps au coeur de l'hiver, cette promesse infinie de renouvellement...
Que de points de suspension, que d'interdits en ces silences à peine esquissés...
C'est son être qui s'embrase, qui réclame le plaisir. Un expresso, une cigarette, l'extase au bout de ses lèvres.
En attendant, elle mordille son stylo impassiblement, ils vont et ils viennent ces passants qui ne sont là pour ça : lui faire goûter sa jouissance immobile, la tête à peine inclinée sous les ardeurs du soleil.
Le voilà son café, elle se brûle les doigts en le saisissant, elle a été trop prompt à l'étreindre, comme d'habitude.
Pour se donner une contenance, elle fait naître des tourbillons avec sa cuillère, s'acharnant à dissoudre le sucre depuis longtemps éparpillé...
Elle le porte à ses lèvres, tire une seconde taffe sur sa cigarette.
Ca a exactement le goût qu'elle en attendait.

mardi, octobre 03, 2006

Jour Gris...

J'ai la souffrance nébuleuse depuis ce matin que je m'en sors pas. Attendre que ça passe.

vendredi, septembre 29, 2006

Nuits Grises - Part Five

Ca date pas d'hier ce texte. Mais, mes nuits grises non plus...

La nuit s'annonce.
Enveloppe chaleureuse. tu as le désespoir en marge.
C'est pire que tout, c'est comme si quelque chose avait potentiellement le moyen de t'étouffer mais ne le faisait pas.
Alors tu attends que le couperet tombe, que cette fameuse Epée de Damoclès fasse son boulot d'Epée de Damoclès.
Cruellement, forcèment, ça ne s'abat pas.
Ca reste en suspens. Inexorablement en suspens.
Et cette sensation ramène peu à peu à la suffocation, à la strangulation de toutes émotions.
Elle est où cette vaine délivrance? Tout devient péniblement inaccessible, autant la souffrance que la joie, autant la haine que l'amour...
A chaque seconde, tu goûtes à une fraîcheur instantanée qui te délite le coeur, non pas par sa fugacité mais par sa vague et innocente irréalité.
Tout t'est offert, absolument tout mais rien n'est à ta portée et pour peu que tu saississes à pleine main une bribe d'ébranlement, te voilà acculée à ton sort.
Toi qui ne rêvait que de ça il y a quelque temps, tu as peur maintenant de sombrer dans l'inconscience, de te réveiller le lendemain matin et de contempler que ta vie est devenue une catastrophe mais, vraiment.
Peur mélée d'espoir...
Car, tu voudrais avoir quelque chose contre quoi te battre de façon tangible, quelque chose qui te pousse à aller au delà de toi-même, que tout ne soit pas qu'une longue et fastidieuse remise en question affligeante.
Parfois, tu as juste l'impression que rien n'est vraiment important, et puis c'est facile de ne pas donner aux choses la dimension qu'elles méritent, tu peux en toute conscience juste repousser au loin ce qui te tient à coeur, ce qui te fait respirer.
Fatiguée de tant d'énergie perdue à ne pas faire ce que tu devrais être, tu finis par te fondre dans l'obscurité.
Et ce soir, tu es là à te regarder en face, dans ce miroir que tant de peine, de rancoeur de haine dirigée contre toi-même ont déformé...
Et lui, celui que tu aimes, celui à qui tu voudrais pouvoir dire cette chappe de souffrance dans laquelle tu t'enfermes, cette peur immense de vivre...
Il déraisonne aux côtés de Morphée...
Bientôt, tu le rejoindras et peut-être que d'un mouvement candide, il passera ses bras autour de toi.
Tu fermeras les yeux pour retenir à toi ce peu de rien, cette étincelle, ou cette illusion d'étincelle mais qu'importe?
Et puis, au sourire qui s'est brutalement accroché à tes lèvres, tu sais que maintenant, tu vas recommencer à t'habiter, parce que tu l'aimes et parce que pour lui, tu voudrais commencer de ressembler à celle que tu aimes en toi.

lundi, septembre 25, 2006

Je sais pas faire...

... des podcasts, et des liens "ici", et puis plein d'autres trucs encore. N'empèche que ben, tant pis, je vais poster les paroles d'un morceau de The Faint. Ca compansera...

Glass Dance

feel the vapour pressure drop
as the dark steam pours out the entrance.
real cold world is swirling
into a club that keeps the real life world out.
where every sense seems deathly weak
from the frozen time you spent in transit.
the glass dance world flickers on
and the low end thaws your anxious body
maybe I feel detatched, I may just look too shy,
It's a disinterest not that i'm a timid guy.
I call them bodies but, they are attentive too,
I feel the social glare I feel the attitude.
watch as mirrors clear themselves
with the breath of frigid air that eased in.
made up babies all rotate
as a siren spins a beam of amber.
time sliced beat by beat in a row,
in a club. in a line, in the city.
the glass dance world flickers on
because the cycle happens enough:
a baby falls out warm, it's screaming for it's life,
an infant tries to dance as it grows up then dies.
that's simplified but uh. . .
when your complexion dries,
you wake up cold and think,
you wish it'd been this way.

Nuits grises - Part Four

Ca vous ait déjà arrivé de vous relever à 5h du matin alors que vous veniez de vous coucher juste parce que là, vous aviez envie de jeter votre moi profond à la face du monde? Que vos yeux sont déjà tellement fatigués, que le peu de temps que vous les avez fermés, suffit à vous faire vous éblouïr quand vous rallumez vaillamment l'écran de votre ordinateur?
Ben, c'est ce qui m'arrive là maintenant de suite.

Ras le bol.

Ca fait des semaines que je suis en attente. Mais, je sais même pas de quoi...

Pourtant, il se passe des trucs dans ma vie, ouais, je peux dire qu'il se passe des trucs. Avec des émotions vives et tout, des questionnements, tout ça... Je veux dire qu'en même temps, j'ai pas l'impression en soi de stagner. Juste d'attendre.

"Today is the first day of the rest of your life"

J'ai pensé ça y'a pas longtemps, j'ai pensé que je commençais une nouvelle vie.
Je me suis sentie plus grande, plus - je sais pas - prête.
Je crois que c'est ça le problème, se tenir prête mais pour quoi?
Pour la vie, pour son lot de douleurs, de joies et caetera?
Mais, je le fais déjà ça. Alors quoi?

Bon, j'ai toujours mes épiphanies, ça me remonte le moral.
J'écoute Treasure de Cocteau Twins (d'ailleurs c'est un peu grâce à cet album que j'arrive à écrire la Nuit Rêvée), les pans de mon nouvel imper noir qu'il est waw trop la classe battent dans le vent et j'ai l'impression que Dieu existe l'espace de deux secondes.
Le retour sur terre est pas difficile, ni bien déprimant, c'est pas une descente d'héroïne ou que-sais-je puisque je n'ai jamais testé.
Car, bon, j'aime aussi la vie dans ces instants anodins, bla bla bla.

Vous avez vu comme je vous le fais version orale? C'est comme ça que je parle dans la vie, à peu près.

Eh ouais... D'ailleurs, ça choque les gens.
Désespérant. Quand on a du vocabulaire et un certain style, c'est parce qu'on veut être supérieur aux autres, eh oui parce qu'on veut être plus intelligent. CQFD.

Non, mais, c'est vrai. Té, je fais un taff pourri qui me prend 35h par semaine (incluant les 5h de pause qui ne servent strictement à rien).

Et les gens au début quand ils me voyaient écrire, ils me demandaient ce que j'écrivais, tu parles, j'avais un de ces gros cahiers fait en papier recyclable, fushia le machin en plus, ça pouvait pas vraiment être pour noter la liste de mes courses...
J'écris des nouvelles, que j'ai dit et j'essaie d'écrire un roman aussi mais que c'est pas facile, vous comprendez?
Et les gens faisaient mine de s'intéresser un peu et puis ça les dépassait vite...
Faut pas avoir des ambitions là dedans, encore moins artistiques.
Je leur ai jamais rien fait lire de ce que j'écris, d'ailleurs, en fait, j'ai juste donné l'adresse de mon blog à des gens qui s'y plongeraient vraiment...
M'enfin, j'en ai marre de ces relations superficielles, compassées où on joue l'hystérie collective et "ah ouais je suis contente pour toi, c'est géniaaaaaaaal" alors qu'à vrai dire, je m'en fous mais alors royalement.
Je suis toujours rattrapée par mon côté sociable, par mon besoin d'ouvrir la bouche, et de faire 4 pages, à parler pour rien dire et à rentrer chez moi et à avoir mal à la tête d'avoir brassé du vide pendant des heures, de longues et interminables heures.
Marre de ma complaisance rhédibitoire.
Et surtout de voir des types te prendre pour une conne juste parce que tu veux être gentille.
La gentillesse, c'est has been de nos jours.
Si t'es pas un peu déprimé(e), si t'es pas caractériel(le), si t'as pas des opinions à la con que tu balances à la face des autres pour qu'on dise au moins elle/lui ben, il/elle a le courage de ses idées, tu passes pour une pauvre larve.
Ou alors, faut rester dans ton coin et jamais rien dire à personne, comme ça, on croit que t'es LA personne trop mystérieuse qui a une vie tellement remplie et trépidante qu'elle a pas besoin de nouer un contact avec qui que ce soit dans le domaine du travail.

Moi, je ressemble à rien de tout ça, je m'en contre fiche de pas avoir ma place là dedans ou qu'on croit que je suis perchée, à l'ouest, voire folle. Ce qui me gonfle, c'est d'être obligée de vivre là dedans. Non pas que je sente une pression, ou que ça me fasse du mal, juste que franchement, j'ai bien mieux à faire.
Mais voilà, faut bien gagner sa croute, comme on dit.
Bientôt, 15h par semaine au lieu de 30, mois de novembre, je te chéris.
Je vais redevenir une étudiante, un peu plus qu'une salariée...

Pourtant, au delà de ça, y'a un truc qui me lâche pas, l'impression d'être au pied du mur de ma vie, comme si je devais décider MAINTENANT et que tout mon avenir en dépendait.
Ca donne le vertige. Parce que si je prends les choses là à bout de bras, je me dis : alors quoi? je vais être heureuse, malheureuse, essayer de m'accomplir, d'aimer les autres un peu mieux que je ne le fais déjà, et puis quoi? Ca me déprime pas, je me sens peut-être juste un peu déçue.
Je me rends compte peut-être aussi que même si ah ah et mon orgueil s'en mèle, j'ai décidé de prendre une voie pas facile, d'essayer de faire vraiment quelque chose dans l'écriture et Dieu sait à quel point c'est pas évident, et qu'aussi je veux comprendre tout un tas de trucs, les gens surtout, je veux comprendre les gens, je veux comprendre ce qui nous pousse à créer, à détruire, et puis comprendre aussi que ce genre d'oppositions ne mènent à rien, et que tout ça ben, ce sont loin d'être des trucs faciles, on a toujours pas vraiment capté, mais moi, je veux être en piste, je veux toucher à l'absolu...

Et puis, en fait, en ce moment, ça me paraît complêtement dérisoire...
Pourtant je suis pas malheureuse en soi... Même au contraire.

Alors quoi?

dimanche, septembre 24, 2006

Quand je ressors des vieux machins et que j'incarne la Nuit Rêvée...

Laissez moi me confondre avec le bruit du vent
Aux doux murmures de la nuit qui chuinte

Milles apparences et milles désespoirs aidant pour cette vie feinte

M'abîmer toute entière dans l'espoir agonisant


Enfantillages, cruauté à jamais épanchée

Ecrémées les profondeurs célestes, enchasser les orages ajournés,
Dégouline le monstre de ma solitude, poison dégorgé, perfide lune,
Le sacrifice est entier, surgit la lame blanche, l'horizon des écumes.


Voilà que la mort rode en mon sein qui s'affaisse

Laise couler ce sang, il vole à mon secours

Emporte avec toi le souvenir de mes maladresses
Mais laisse enfin se répandre le sang de nos amours.


Voici La Nuit Rêvée... En images :

mardi, septembre 19, 2006

Ta Tête Dedans!

Juste un petit billet pour "Ta Tête Dedans", concours dédié à nos têtes difficiles du matin, d'une cuite et autres joyeusetés faciales.
Si vous voulez participer, c'est ici : http://mry.blogs.com/les_instants_emery/2006/08/lancement_du_co.html
(Je sais pas encore faire des jolis liens à travers des petits "ici" sur lesquels cliquer... Honte sur moi)
Et pour m'y trouver, ben, cherchez moi. Hé hé.

lundi, septembre 18, 2006

Dans la série des départs...

Ce samedi soir, j'ai bu du rouge avec des amis. Enfin sur 3, il y en a un que je connaissais vraiment. N'empèche qu'il m'a donnée les photos de la soirée de départ de ceux qui se sont envolés loin de moi, sur cette île aphrodisiaque. Ceux-là même avec qui je faisais cette émission de radio. J'ai été effarée du regard que Stéphane a posé sur tout ça, et franchement, faut continuer jeune homme, tu le sais, je vais pas m'épiloguer, y'a du talent là dedans.
D'ailleurs, après mûre réflexion, il n'y aura pas d'émission animée par moi sur R d'Autan. Non pas parce que personne n'y a porté intérêt quand j'avais posté un billet dessus, mais parce que c'est avec eux que je faisais de la radio et il faudra que je retrouve une énergie si ce n'est pas la même, du moins aussi vaillante que celle que j'avais avec eux pour avoir envie à nouveau d'aller jusqu'à Lavaur pour cracher mes imbécilités dans un micro. Car oui, la nouvelle technologie peut même faire que vous soyez intelligents (ou pas) de façon auditive chez vous, mes chers amis, je vais donc finalement podcaster. Chez Monsieur L'Antillais, sur la Bouata, vous avez le lien juste là à votre droite. Parce qu'outre dessiner comme une merveille, ce type là arrive à faire des sons cohérents avec sa bouche, et généralement, c'est pas trop inintéressant. Pour en revenir à ce que je disais au tout début, c'est à dire les photos de l'ami avec qui j'ai bu du rouge, ben rentrée chez moi, je les ai regardées les photos, eh ben, j'ai failli pleurer comme une abrutie alors je suis partie me coucher, j'étais trop énervée.
Ca m'a rappelée que la prochaîne fois que j'irai chez ma mère, ben, ils ne seront pas là, (c'étaient mes voisins pour ceux qui savent pas) que je ne pourrais pas boire l'apéro avec eux, ni être leur amie là dans l'instant, et tout un tas de choses dont franchement j'ai pas envie de faire la liste parce que la nostalgie à 12h03 du midi eh bé c'est déconseillé.

mercredi, septembre 13, 2006

La Nuit Rêvée - Part Two

Une main sur le visage, il ne va pas tomber en morceaux, il le sait, une main sur son visage et sa peau redeviendra souple et peut-être même élastique.
Une main sur son visage er elle n'aura plus cet air contrit, pathétique, presque grotesque. Une main sur son visage et elle sera obligée de s'ouvrir à lui, de redevenir humaine, de ne pas le laisser seul avec sa colère, avec sa frustration. Le vent s'est levé et balaye ses cheveux, elle dégage ses yeux d'un geste abrupt. Une pensée unique la secoue depuis quelques longues secondes, une boucle amère, une litanie presque vide de sens à présent.

Il faut que cela s'arrête, il faut que cela s'arrête, il faut que ça s'arrête.
Les feuilles mortes, la poussière s'envolent autour d'eux.
Passer la main sur ses paupières et retrouver sa douceur, poser ses doigts en une légère caresse sur ces lèvres et reconquérir les mots perdus, sentir une dernière fois le souffle de sa respiration dans le creux de son cou et oublier le mépris, la haine détestable, cette rancoeur si rigoureuse, ascétique. De ces milliers de mots déversés, de ces centaines de cigarettes fumées, de ces copieuses heures passées à demi-nus à s'épier, à se contempler, à s'inventer, voilà ce qu'il reste.
Comme si leur intimité trop grave, trop avide s'était par une sorte de plaisanterie sinistre retournée contre eux, comme si cette sensation absolue de liberté dans laquelle ils s'étaient rêvélés s'était transformée en la plus obscène, en la plus abjecte des captivités...

Une main sur son visage et il va à nouveau embrasser l'infinitude de son regard.
L'Harmonie est là, juste au bout de ses doigts.

mardi, septembre 12, 2006

Les aléas de la vie...

... font qu'aujourd'hui, j'ai envie de vous parler de moi. Je n'aime pas ça, surtout dans le contexte blog. Et puis, je n'aime pas me déverser avec l'écriture. Avec l'écriture, je veux essayer de faire de l'art, pas vider mon sac ni faire une auto-psychanalyse... Une chose que je ne méprise pas de voir les autres faire, c'est juste que quand personnellement, je m'y mets, j'ai toujours l'impression d'être incroyablement triviale et laborieuse et ça, ça a le don de me débecter... Mais ce soir, je réalise que livrer mes angoisses comme je pouvais le faire auparavant, me sentir comprise et épaulée au jour le jour, cela ne sera plus possible comme avant. Benjamin est parti aujourd'hui. Benjamin à qui j'ai dit, samedi, lorsque nous étions au restaurant à boire du rouge et manger des crèpes : "Cette année, c'était toi et moi". Car, c'était le cas... Cette année, c'était lui et moi, envers et contre tout. Ca n'était pas toujours rose, on s'est disputé, on s'est fait du mal... Signe qu'on s'aimait, qu'on s'aime, parce qu'à qui oseriez vous montrer le pire de vous-même si ce n'est à une personne en qui vous avez une entière et absolue confiance?
Il me manque déjà. Pour des raisons totalement égoïstes (pour le moment) et le fait que je puisse le dire sans m'en sentir coupable, est le signe de combien j'ai foi en ce lien qui nous unit...
Ce soir, j'ai un coup de blues, le coup de blues du dimanche soir, celui des heures noires, je sais que nous sommes mardi, mais il faut rendre grâce aux week ends prolongés...
J'ai rencontré quelqu'un il n'y a pas longtemps... Et je suis perdue. Perdue parce que cet homme et ce qu'il se passe entre nous est en train de radicalement changer ce que peut être ma vision de l'amour ou du moins d'une relation entre deux êtres dans laquelle on implique le sexe... Mais ce qui est difficile, c'est de savoir si ce n'est qu'une illusion, ou si j'étais dans l'erreur jusqu'ici, ou s'il reste toujours ces putains de vérités multiples pour des questions donc sans fin et si je ne suis tout simplement pas une grande angoissée qui a besoin d'un calin, d'une tape sur l'épaule et d'un mot gentil...
Ce que je veux essayer d'exprimer, c'est que pour la première fois de ma vie, je ne sais vraiment pas où je mets les pieds et que ça sort complètement des schémas que j'ai pour l'habitude de m'imposer ou desquels avec le temps, j'ai cru qu'ils étaient foncièrement miens, fatalement miens. Alors, ça me fait peur. Et ce qu'il y a, c'est que pour ne plus avoir peur comme ça, il faudrait que je formule toutes ces vicissitudes de mon esprit à l'intéressé... Et là, forcèment, j'ai peur qu'il prenne peur, le pauvre bougre. Ce qu'il y a encore, c'est que je ne peux m'investir dans le déballage de mes faiblesses alors que je ne connais que trop bien mon inconstance. (Elle, elle reste constante par contre. Hum.)
Cette nuit, j'ai fait un cauchemar affreux. J'ai rêvé que je passais un week end magnifique, que j'étais heureuse et amoureuse... Et à la fin, j'allais voir ma mère avec mon cher et tendre. Et il s'avèrait que l'homme avec qui j'étais était en fait mon propre père. Que j'avais mise de côté cette vérité l'espace d'un instant, l'espace d'un court bonheur, mais qu'à la fin, voilà, il fallait resdescendre sur terre et bien admettre qu'une telle relation était monstrueuse.
C'était la première fois que je faisais un rêve aussi freudien. Ce qui n'a pas arrangé les choses, c'était l'absolu réalisme de mon rêve jusqu'aux détails descriptifs des pièces dans lesquelles se déroulait l'action en passant par les émotions et les questionnements qui me traversaient. J'ai également rêvé que j'étais aux commandes d'une voiture alors que j'avais à peine quelques notions de conduite. (Ceci dit dans la réalité, je ne saurais même pas faire démarrer une mobylette.)
Tout cela me ramène à des choses très simples à analyser : je n'ai pas tué mon père psychologiquement comme je le pensais, j'ai juste adopté cette attitude typique de moi, je t'aime et donc je te pardonne. J'enduits les miasmes de notre relation d' une bonne et grosse dose de miel et d'humour rageur et je décide que je peux tout accepter et que je peux tout comprendre, car oui, tu en as la force, petite, tu es une grande fille courageuse, tu as du caractère et tu as réussi plus ou moins à te construire toute seule, et tu as cependant si peur d'être rejetée et abandonnée que tu es empathique et bienveillante jusqu'à l'os...
Alors, la question n'est pas de savoir à quel point la personne que j'ai rencontrée ressemble à mon père, ou comment elle entraîne une même façon de régler mes problèmes émotionnels avec moi-même, mais plutôt de voir à quel point justement, tout ce que j'ai pu vivre avec ce type pour le moment (je concède que c'est maigre, mais je réfléchis trop alors bon, ben on fait ce que l'on peut), me montre qu' il n'appelle pas nécessairement à ces attitudes récurrentes chez moi. Qu'il est déjà lui, entier, peut-être pas fini (quand un homme est-il fini? et puis quelque part tant mieux) mais déjà tant en possession de ses moyens, de sa vie, sans orgueil démesuré, sans avoir besoin de se prouver des milliers de choses, ne serait-ce qu'en apparence, car on sent aussi les failles bien présentes, bien à vif... enfin bref, tout ça pour dire... que j'ai cette sensation terrible de m'aventurer dans quelque chose qui me semble vraiment beaucoup trop mature pour moi... Quelque chose où ce n'est pas moi qui ait l'ascendant sur lui ou lui sur moi. Quelque chose où le lien qui se crée avec la personne ne se base pas sur un vain rapport de force.
Et ça, ben, pour tout vous dire, j'ai vraiment pas l'habitude.
Et en même temps, c'est ce que j'ai toujours souhaité... Etre à égalité.
Je prie le ciel pour ne pas tout saboter toute seule.

samedi, septembre 09, 2006

Untitled-2

Jours d'ardeur et de désespoir voulu, volontaire, sans cesse recommencés.
Ah! Ces jours de trop plein ou de pas d'assez.

Habitée par une langueur d'amante, à la précision toute extatique.
Des joies qui attendent, ordonnées, en file, prisées, elles ont déjà trouvé leurs mimiques.
Ce sont de ces fossés d'angoisses hilares dans lesquels viennent s'enfoncer mes joyeux tulmutes.
Ce sont ces innombrables vertiges et ma langue brisée qui m'anoblissent et m'affûtent.